Les valeurs et les normes sociales sont certes nécessaires à la cohésion des habitants d’une cité comme Foumbouni. Mais , je pense qu’à , l’heure actuelle, le passé valeureux de nos ancêtres qui se sont vaillamment battus pour donner à la ville de Foumbouni l’aura qu’elle eut jusqu’à la fin des années soixante ou soixante dix ne suffit plus à booster la mentalité de tous, en raison de l’environnement actuel dominé par la communication aux quatre coins du monde en temps réel.
Il faudra un électrochoc économique intense pour rassurer et stabiliser une jeunesse en plein désarroi , prête à émigrer pour vendre sa force et son intellect à l’étranger.
On a perdu l’atout maritime sur lequel nous avions un moment fondé notre espoir de voir Foumbouni devenir la locomotive du développement économique de notre région longtemps laissée à l’abandon, et pourtant riche en ressources.
C’est une bataille que la ville de Foumbouni a perdu , mais pas la guerre à laquelle elle doit se livrer pour son développement économique afin de rattraper son retard dans le cercle restreint des villes comoriennes développées et modernes.
Foumbouni a des atouts que nos autorités locales semblent ignorer ou méconnaître. Comme on dit, la France n’a pas de pétrole , , mais elle a des idées qu’elle exploite. Usons de ce slogan pour Foumbouni. En effet,
La ville a de l’espace constructible qu’il suffira d’aménager pour attirer les grandes entreprises afin qu’elles installent leur siège social dans notre cité par exemple sans oublier de leur offrir des parcs d’activités (entrepôts, infrastructures routières, facilités fiscales, énergie eau potable , etc.) .
Foumbouni doit s’urbaniser depuis la coulée de laves jusqu’aux portes de :
Dar Salam ,
Gnioumadzaha mvoumbari,
Kove,
Malé,
Chindini,
etc.
Foumbouni a de l’espace permettant la construction d’un aérodrome permettant de desservir les îles sans que l’on soit obligé d’ aller à Moroni. On pourra commencer par l’aménagement d’un petit aérodrome pour des avions de tourisme ou privés et à terme, réaliser un grand aérodrome.
On pourrait imaginer que l’actuelle PDG de Comores Island Airlines comme l’autorise sa politique de développement de sa jeune entreprise inscrive dans son programme de décentralisation l’aménagement d’un tel aérodrome dans le Badjini en arguant le principe de spécialisation des régions en matière de transport aérien.
En effet, nous venons d’avoir une centrale téléphonique inaugurée par SAMBI et qui doit se déployer au-delà de Ngazidja n’est-ce pas. On pourrait imaginer des activités concomitantes au trafic aérien entre les îles et par ricochet, avec Madagascar. On pourrait imaginer le vol en provenance de Majunga faisant escale à Foumbouni ou ayant comme destination finale la ville de Foumbouni(économie de carburant, facilité d’hébergement des touristes à Chindini, etc.)
Ainsi, on pourrait imaginer la ville de Foumbouni spécialisée dans les vols intérieurs des îles ou avec certains pays du Sud etc. Notre immense coulée de laves avec la planité de son terrain très bien dégagé semble vraiment offrir un tel atout propice à ce genre d’aménagement aéroportuaire.
En résumé, la ville de Foumbouni doit :
- S’urbaniser au-delà de la coulée de laves en allant jusqu’aux portes de :
- Dar Salam,
- Gnioumadzaha,
- Kove,
- Male, etc.
- Attirer les grandes entreprises en leur offrant des facilités fiscales pour qu’elles aient leur siège social à Foumbouni, qu’elles aient des parc d’activités aménagés comme on en voit dans les banlieues parisiennes en France.
- Se doter d’infrastructures aéroportuaires secondaires capables de de desservir intérieurement les îles ou certains pays du Sud.
Que les esprits naturellement pessimistes, négatifs ou aigris qui sont par réflexes patentés aux insultes s’abstiennent à leurs émois s’ils n’ont rien à proposer au débat d’idées à structurer.
Comme le disait SRKO lors de la campagne présidentielle de 2007,
Ensemble, tout est possible et nous y arriverons ensemble pour peu que nous sachions nous projeter dans le futur proche. Foumbouni peut et a l’obligation de servir de locomotive pour le développement économique et pour la modernisation de Badjini.
Avec le port secondaire de CHINDINI, le Badjini sort de sa léthargie économique, certes timidement, mais efficacement. Et avec un aéroport secondaire à Foumbouni, cette dernière aura quelques longueurs d’avance sur les autres.
Le rêve est gratuit et ne coûte rien comme le disait Voltaire. Ce rêve-là doit être le défit de notre génération pour que celle demain soit fière de nous comme nous le sommes avec celle d’hier qui nous a légué notre belle muraille appelée " Ngome " , leur fierté premium.
L’action de notre PDG doit être positivée tant pour les Comores que pour le "Foumbouni aussi" comme le disait avec audace, dignité et énergie notre cher feu MMADA MOUGNI. Croyez-moi que ce n’est pas une idée saugrenue et bien au contraire en matière de spécialisation de régions pour les activités à forte valeur ajoutée comme les transports en tout genre.
Puis, nous avons de la matière grise qu’il faudra mettre au service de ce rêve afin de voir la ville de Foumbouni se doter dans un avenir proche d’un aéroport secondaire pour desservir les îles ou certains pays du Sud. A nos autorités locales de porter haut ce nouveau défit afin que nous puissions devenir une vraie capitale économique un jour très prochain. Se spécialiser ?
Par BANGA
www.foumbouni.net